Edito du 18 janvier 2026

Disciples-Missionnaires

1/17/20268 min read

Messager paroissial du 18 Janvier 2026

Nouveauté : vous pouvez désormais télécharger notre Messager paroissial (feuille A4 recto-verso)

(Tous les quinze jours désormais / Prochain le 1er Février 2026)

S’engager à la suite de Jésus, disciple-missionnaire !

Nous traversons des temps chaotiques, non plus une époque de changement, mais bien un changement d’époque (Serions-nous en un nouveau 476 ?). Le monde, l’Europe, notre pauvre pays sont traversés par des crises multiples – sociales, écologiques, paysannes, politiques, culturelles – qui fragilisent les personnes et les liens, sans parler du wokisme et du relativisme qui détruisent tout. L’Église elle-même n’est pas épargnée : perte de repères, scandales, diminution de la pratique, tensions internes, abdications. Dans ce contexte, s’engager à la suite de Jésus comme disciple-missionnaire, dissident du Ciel peut sembler exigeant et héroïque, voire parfois déstabilisant comme me le disait un étudiant cette semaine (1 chrétien sur 7 est désormais en régime de persécution dans le monde). Pourtant, c’est précisément dans ces temps de trouble et d’effondrement que l’appel du Christ résonne avec le plus de force (relire l’évangile de mercredi dernier : on va à Jésus par conviction -une rencontre qui demande vérité, humilité et dignité- ou par simple habitude souvent déconnectée d’un véritable chemin de conversion ? La pratique, la communion sans confession deviennent un geste social, un signe d’intégration communautaire, parfois un automatisme culturel. La perte de la foi ?).

Être disciple en ce temps ordinaire dans lequel nous sommes revenus, ce n’est pas d’abord adhérer à un système ou défendre une institution, mais se mettre à la suite de Jésus, jour après jour dans l’école de l’imitation, en se laissant transformer par sa Parole et son Esprit. Jésus n’a pas appelé ses disciples dans un monde stable et paisible : il les a envoyés au cœur des peurs, des résistances et des conflits de l’époque. Aujourd’hui encore, il nous appelle non pas à la nostalgie d’un passé idéalisé, mais à une fidélité créative, à un prophétisme d’Eternité, enracinée dans l’Évangile de la Vie, de la Famille, la défendre contre l’euthanasie et le suicide assisté grimés en loi « fin de vie ou mort douce » ou « l’aide active à mourir » ; comme sa conception : « nul ne peut se faire le maitre de l’existence » (Benoit XVI).

Le disciple-missionnaire accepte d’habiter l’incertitude et d’aller dans l’inconnu d’ici-bas. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il choisit la confiance et l’audace plutôt que la peur et la compromission. Il sait que la mission n’est pas d’abord une stratégie, mais un art de vivre (Benoit XVI) : prier avant toute chose, écouter avant de parler, servir avant de convaincre, aimer sans conditions, se donner. Dans un monde fragmenté, le disciple devient artisan de communion, témoin d’une espérance humble et tenace dans la Vérité.

La mission aujourd’hui passe souvent par la proximité et la présence, un apostolat d’amitié entre autres. Elle se vit dans la simplicité du quotidien, une sainteté ordinaire : d’abord le plan de vie quotidien (sa vie spirituelle), une parole de consolation, un engagement pour la justice, une attention aux plus vulnérables, une capacité à dialoguer sans exclure mais en vérité (voir le discours de Léon XIV sur la Vie pour défendre la vie, attaquée de toute part -en // avec la « Marche pour la Vie » en France ce dimanche-, ci-dessous). Être missionnaire, ce n’est pas conquérir, mais témoigner, parfois silencieusement, de la joie de l’Évangile au cœur même des blessures du monde.

Dans l’Église, l’engagement du disciple-missionnaire suppose aussi une attitude de conversion. Il s’agit d’accepter que l’Esprit Saint nous déplace, nous bouscule, nous appelle à des chemins nouveaux. Cela demande courage et discernement, mais aussi patience et humilité dans la fidélité : « les fidèles laïcs du Christ », vous avait dit Jean-Paul II. L’Église ne se renouvelle pas par la peur du déclin, mais par un peuple de Prêtres, de Prophètes et de Rois qui ose croire que Dieu agit encore, aujourd’hui.

S’engager à la suite de Jésus en ces temps chaotiques, c’est finalement faire le choix de l’Espérance active. Non pas une espérance naïve, mais une espérance enracinée dans la croix et la résurrection. Là où tout semble fragile, le disciple-missionnaire devient signe que l’amour est plus fort que le chaos, et que le Royaume de Dieu est déjà à l’œuvre, discrètement, au cœur du monde.

Abbé H. du Plessis +

® Lundi 2 février, Fête de la Présentation de Jésus au Temple : 19h Messe à Croix-Daurade

® Le temps ordinaire, avant le Carême qui approche, a repris ses droits mais nous pouvons conserver nos crèches jusqu’à la fête du 2 février…

® Les évêques appellent à « dire non » au projet de l’euthanasie en écrivant à nos parlementaires, par vote…

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Messes & Adoration-confessions du Secteur Paroissial :

(Du 18 au 25 janvier [Conversion de St Paul] : 2ème semaine TO pour le bréviaire et les textes/ du 25 au 1er février, 3ème semaine)

· Mardi : - 8h30 Saint André (68 Chemin Michoun) ; suivie du chapelet

- 20h30-21h30 Croix-Daurade : Adoration du Saint Sacrement & Confessions

· Mercredi : 18h à Croix Daurade

· Jeudi : 8h30 Croix-Daurade, suivie du chapelet

· Vendredi : 18h Croix-Daurade, précédée du chapelet

· Samedi : 18h Saint André (Messe dominicale anticipée)

· Dimanche : 10h30 Croix-Daurade

Contact : Vous souhaitez obtenir des informations sur notre paroisse ou contacter notre Curé, le Père Hervé du Plessis (abbehduplessis@gmail.com ) : cxdauradestandre-toulouse.fr ou au 05 61 48 67 95 ou en recevant notre Messager par mail en écrivant à mjbroussey@gmail.com

A noter : Tous les mardis 20h30 Croix-Daurade : Adoration & Confessions (1er mardi du mois, Adoration animée) / Dimanche 18 : 9h30 Prépa baptême enfants / Mercredi 21 : groupe des grands futurs confirmants Aumônerie / Jeudi 22 : Réunion des prêtres du doyenné / Vendredi 23 janvier : CPM / Dimanche 25 : Pibrac, Ktchumènes adultes / Mercredi 28 : Conseil de Pastoral / Jeudi 29 : 18h Equipe Liturgique / Samedi 31 : 10h Messe défunts / Dimanche 1er février : Equipe Ktchumènes / Lundi 2 février : 19h Croix Daurade, Messe de la Présentation et procession aux flambeaux

Ktchèse : classique en ce temps ordinaire…

Groupe Biblique : Cette année, ce sera l’Evangile de saint Matthieu (Année A) le 4 février … nous continuons son approfondissement en toute simplicité avec beaucoup de ktchèse adulte… il suffit d’avoir une Bible et de quoi noter (à 20h30 grande salle de St André)

la valise des vocations : N’oubliez pas de l’accueillir chez vous une semaine durant : soyons une communauté appelante ; soyez des familles appelantes ! (Inscriptions au fond de l’église de Croix Daurade)

D’actualités : - A lire : « La morale bouge encore » du Père E. Divry op / Tequi ; («…le drame du relativisme : fais comme tu sens… Sans vérité du bien, la liberté devient arbitraire : une adaptation opportuniste avec tous ces drames… »)

- Projets : Organiser une journée « paroissiale » au sanctuaire de Notre Dame d’Alet envisagée le samedi 14 mars prochain (Le CP va préparer cette journée) / Une équipe préparation aux baptêmes qui commence (Merci à elles) / Proposer des petites équipes par quartier de « fraternité » : 5/8 personnes se retrouvant régulièrement pour mieux se connaitre, prier ensemble / Proposer un « diner brassé » ? / Quelques aménagements dans l’église de Croix-Daurade (en cours) / Projections de films kto

- Projet petite fraternité : Les Fraternités paroissiales sont des groupes de fidèles d'environ 8 personnes qui se réunissent une à deux fois par mois chez un membre du groupe dans leur quartier pour prier ensemble, méditer la parole de Dieu, partager leur foi et s'encourager mutuellement à vivre l'Évangile dans leur vie quotidienne. Chaque rencontre dure environ une heure et réunit convivialité, temps d'échange et prière. Si vous êtes intéressés, venez m'en parler à la sortie de la messe (Anne Françoise Darasse au 06 45 25 66 48)

Denier de l’Eglise : merci encore à tous ceux qui y ont participé en permettant à notre petite paroisse de vivre et surtout d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Pour l’heure en 2025, sachez que le Denier de l’Eglise a augmenté de façon significative sur Croix-Daurade (Plus de donateurs) mais a baissé sur Saint André (Moins de donateur !). Merci infiniment à tous ! Prochaine étape : le Denier 2026. Vous pouvez aussi soutenir les chantiers diocésains en aidant aux travaux de l’église de Croix-Daurade (Son soubassement, la croix remis au centre… et d’autres surprises à venir !)

(sur le site : https://don-eglise-toulouse.org : bien noter le nom de notre paroisse !) Merci de faire vivre votre famille !

Offrande messes pour les défunts et les vivants : 18 euros. Vous pouvez demander une intention de messe juste avant la célébration de celle-ci, pour les vivants et les défunts…

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Extrait des vœux du Pape Léon XIV du 9 janvier 2026 au corps diplomatique : l’Evangile de la Vie

[…] La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.

C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.

De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”, que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et en altérant le projet relationnel originel de la famille.

De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie. […]

À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. Une société n’est saine et avancée que lorsqu’elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s’efforce activement de la promouvoir. […]